Mes premiers bas nylon – Mode d’emploi

Et si demain, moi, femme d’aujourd’hui, je succombais pour la première fois au port des véritables bas nylon.

La mode est quotidienne, les tendances arrivent, partent, reviennent, au fil des décennies. L’âge n’a finalement pas d’importance , la mode m’a toujours accompagnée de ses délicats accessoires, qui deviennent un jour la clef d’une féminité assumée. Mode vintage avec robes ou jupes, escarpins et jolis sacs à main, mode actuelle avec l’intention d’une signature personnelle, chaque jour, je révélais ma féminité par ma silhouette. Je n’avais pas encore exploré toutes les dimensions du glamour, dont celle des bas nylon, par laquelle certaines de mes amies avaient un jour été emportées par ce plaisir à fleur de peau, soyeux et caressant.

Autour d’un cocktail, je discutais un soir avec l’une d’elles. Elle offrait à mon regard, sans ostentation, les sublimes coutures qui soulignaient le galbe de ses jambes. J’ai soudain eu l’intuition d’un monde inconnu. Elle ouvrit son sac  à main et me montra un bas soigneusement plié dans sa pochette. Je pus toucher, découvrir la fluidité toute particulière de ce nylon cristal, sa finesse extrême et ses mailles aériennes. Je n’avais jamais ressenti autant de légèreté sur mes doigts, et déjà mon imagination anticipait la divine sensation que j’aurais sur mes jambes. Comme un divin baiser. Voyant mes yeux pétillants, mon amie décida de me guider dans mes premiers achats. J’avais trouvé une marraine aux bas nylon.

Un peu plus tard j’achetai en sa compagnie mes deux premières paires, suivant un premier conseil fort utile : avoir toujours un bas de même teinte à portée de main en cas d’accroc d’une matière aussi gracile que fragile. Je fis attention à bien repérer ma taille (pointure et longueur de jambes, mais aussi morphologie fine ou plus ronde, pour les mollets et pour les cuisses). Car les véritables bas nylon, tricotés sur une forme prédéfinie, ont des proportions propres à chaque marque. J’optai pour des bas vintage de la marque Gerbe

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Pour compléter, je pris exemple sur ses différents ensembles de lingerie de ma marraine, en retenant un porte-jarretelles avec six attaches. Ainsi, chaque jambe recevait, devant, sur le côté et sur l’arrière, un point d’ancrage qui éviterait de voir tourner ces fameuses coutures qui me troublaient tant. Le détail est important car les marques actuelles de lingerie proposent le plus souvent des modèles bien trop légers pour se placer convenablement sur des hanches et assurer la tension des bas. Heureusement les marques comme What Katie Did, Kiss me Deadly ou Cervin proposaient des modèles adaptés, glamours avec la touche néo-rétro que j’appréciais tant.

Vint le premier essayage, du moins la première fois où je chaussai des bas nylon.  Là encore quelques conseils ne furent pas de trop. Des jambes parfaitement lisses, des ongles limés et impeccables, pas de bagues trop contondantes, autant de prérequis nécessaires à la sauvegarde des précieux objets de mon désir. Car c’est bien à cette étape que les bas risquent d’êtres filés.

Debout, en soutien-gorge et en culotte, je posai mon porte-jarretelles autour de ma taille au-dessus de mes hanches. J’en fixai les trois agrafes arrières en les plaçant sur mon ventre de façon à ce que l’accrochage soit plus aisé, avant de retourner le tout . Je veillai à  bien positionner chaque jarretelle sur mes cuisses, devant, sur le côté, et derrière. Souvenirs et rires entre nous, je ne devais pas oublier de glisser les jarretelles sous la culotte. Je vous vois sourire aussi. C’est bien plus pratique pour répondre aux besoins naturels.

Puis le premier bas, roulé délicatement en conservant la couture à l’arrière, entre les deux mains. Là, je posai mon pied sur le lit, devant moi, entrant les orteils dans ce bas, tirant doucement jusqu’à la cheville. La couture vint se placer sous mon pied.  Je pris soin ensuite de dérouler le bas sagement, veillant à garder la couture au milieu de la jambe, en en réajustant parfois le centrage. Tension, ni trop, ni pas assez, juste tendre le nylon sur la peau. Un miroir eût été utile pour me rassurer, mais confiante, j’attachai la première jarretelle arrière. Pour mieux comprendre le fonctionnement de la pince j’avais au préalable testé la fixation sur le revers du bas avant que je ne porte. Saisissant le revers du bas d’une main, je fis coulisser de l’autre  le bouton de caoutchouc dans l’attache de métal, en emprisonnant le voile de nylon. Je répétai ces gestes pour les autres jarretelles, puis j’en réajustai la tension.  J’avais mis mon premier bas. Le deuxième ne fut qu’une formalité. Ainsi parée je m’aperçus avec ravissement que mes bas ne plissaient pas et qu’une fois correctement tendus ils s’avéraient encore plus plus confortables que je l’avais imaginé. Je fus aussi agréablement surprise par leur solidité. Un bas est en effet  fragile avant d’être porté : une fois tendu il devient comme une deuxième peau et suit harmonieusement le mouvement des jambes. J’éprouvais aussi une agréable sensation de maintien de mes hanches tout en ressentant une impression de liberté que je n’avais pas avec les collants.

Depuis ce jour, je ne fais que reproduire ces gestes, naturellement. Ils en me prennent finalement pas plus de temps que lorsque je mettais un collant sous ma robe. Mon intimité goûte le plaisir du secret et je ne ressens ni oppression ni inconfort. Je varie les couleurs, les textures, même si les bas noirs avec coutures sont mes préférés. Un plaisir pour moi un plaisir pour les autres.

Heureusement, pour cette première fois, j’ai suivi les conseils de ma marraine. Merci à toi, chère amie aux bas nylon, toujours aussi élégante, et avec laquelle j’ai maintenant plaisir à  partager cette étincelle magique et transparente. Une sensation unique.

Vidéo et photo SodibasParis
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4 réponses à Mes premiers bas nylon – Mode d’emploi

  1. Miss Nylon dit :

    Bonjour,
    Un beau moment de partage, une transmission de petits secrets de femmes, à donner à sa fille, sa nièce, afin que la féminité, la sensualité et les gestes courants puissent perdurer. Il est difficile de convertir, les jambes collants en jambes bas nylon, mais cela reste possible.

    Bonne journée nylon à toutes.

    Miss Nylon

  2. Mister Petitcoquins dit :

    Jolies phrases telles des lignes dessinées par le Magicien des Mots et qui décrivent si bien le parcours initiatique sur le chemin de la féminité sublimée par le nylon.
    L’atmosphère et les situations sont si bien décrites que l’on s’y croirait … mais peut-être est-ce aussi parce que nous mêmes sommes passés exactement par là, étapes après étapes …

    Félicitations, et continuez à nous faire rêver …

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